Bibliothèque Louise Michel, Paris

programme Construction d'une bibliothèque et d'un local DASCO
maîtrise d'ouvrage Ville de Paris, DAC, DASCO, SLA20
maîtrise d'oeuvre TERRENEUVE architectes, mandataire; responsable de projet Tina Sickert / C&E, b.e.t. structures / DJ AMO, économiste / Cap Ingelec, b.e.t fluides
mission Mission de base de maîtrise d'oeuvre
surface 850 m² SHON
montant de travaux 1,6 M€ HT de travaux
calendrier études 2002-04; chantier 2009-10, livré en mars 2011
photos © Daniel Rousselot

Située en bordure de la ZAC Réunion, dans un quartier en pleine mutation qui voit petit à petit disparaître les traces de son tissu urbain caractérisé par ses parcelles en « lanières » et ses impasses, - pour laisser place à des terrains plus « carrés », à des bâtiments de logements collectifs, et à des équipements publics.
De fait, ce qui caractérise aujourd’hui ce quartier « Réunion », c’est bien une forte déstructuration et une grande disparité des constructions : hauteurs très variables, de R+1 à R+9 ; absence d’alignement, immeubles de grande hauteur en retrait… ; mais aussi de nombreux espaces vides ; jardins privés en coeur d’îlot, places, terrain de sport municipal, terrains en friche…
Pour éviter la sensation d’écrasement de ce petit équipement –d’une hauteur limitée à R+1-, le projet conserve le vide existant en mitoyenneté avec les bains douches, et de l’autre coté, propose à l’étage un retrait par rapport aux nouveaux logements. Cet effet de détachement permet de bien identifier et de signaler la bibliothèque, notamment depuis la rue de Buzenval.
Afin d’éviter l’effet d’horizontalité issu du gabarit du bâtiment, l’architecture de la bibliothèque propose un fractionnement du volume sur la rue des Haies.
Ce dispositif a plusieurs objectifs :
- il permet de retrouver une référence à l’échelle du bâti caractéristique de cette rue et du parcellaire en lanière : à l’accès des deux équipements correspondent deux volumes implantés à l’alignement, qui suggèrent chacun l’échelle d’un bâtiment indépendant, et une certaine verticalité, Le volume de liaison laisse entrevoir à l’étage une transparence qui donne à lire la profondeur de la parcelle,
- l’autonomie formelle du bâtiment, nécessaire de par son statut d’équipement, ne s’opère pas au détriment de l’échelle de la rue. Si l’écriture se veut contemporaine, elle s’inscrit dans une démarche d’intégration basée sur la lecture approfondie du contexte dans lequel s’implante la bibliothèque.
- il permet l’expression d’une cinquième façade où chaque entité programmatique est lisible. Si le matériau de couverture n’est pas visible en tant que tel depuis la rue, les pentes des toitures permettent de comprendre la volumétrie du bâtiment à l’intérieur de l’îlot.